L’Union nationale des mutuelles étudiantes régionales (USEM) vient de réaliser sa sixième enquête nationale sur la santé des étudiants en partenariat avec CSA Santé et avec le soutien du Ministère de la Santé. L’enquête a été lancée auprès de 50.000 étudiants par questionnaire. Parmi les étudiants interrogés, plus de 12 000 (soit 24,1 %) ont répondu. L’enquête montre que près d’un étudiant sur cinq n’a pas de complémentaire santé.
1999-2009 enquête santé USEM : Depuis 10 ans à l’écoute des étudiants
Depuis 1999, Cette enquête est réalisée tous les 2 ans. Cette édition permet donc de poser les principaux constats, de la dernière décennie, en matière de santé des étudiants.
L’objectif de ces enquêtes est de mieux connaître l’état de santé des étudiants, leur accès aux soins et leurs comportements à risque (consommations de produits psycho actifs).
Un bon état de santé malgré des difficultés et des disparités
Bien qu’une grande majorité des étudiants (94,8%) déclarent être en bonne santé, ils subsistent des difficultés qui varient pour les étudiants selon leur avancée dans le cursus universitaire (âge) et de leur filière d’étude.
Le mal être des étudiants en sciences humaines et en lettres et langues
Un mal être se manifeste davantage chez les femmes, les étudiants à partir de 21 ans et ceux des filières littéraires et sciences humaines. En effet, les étudiants des filières « Lettres et langues » déclarent être à 93,1% en bonne santé contre 95% des étudiants des filières. « Sciences et ingénieur », et sont plus nombreux à avoir une vision négative de l’avenir (18,5%contre 6.2% des étudiants des filières médicales ou paramédicales).
Une demande d’information supplémentaire sur l’orientation
Bien qu’ils déclarent en grande majorité (91,4%) être satisfaits du choix de leurs études, presque la moitié d’entre eux estime avoir été insuffisamment informés sur le choix de leurs études.
L’accès aux soins : le poids du coût
40% des étudiants avancent le coût comme principale raison de renoncement aux soins, ceci est d’autant plus problématique qu’ils sont moins nombreux que la population nationale à avoir souscrit une complémentaire santé. Et ils expliquent cette non adhésion par le coût et le manque d’information.
La consommation d’alcool et produits psycho actifs
L’alcool reste la substance psycho active la plus répandue dans la population étudiante. Près de 45,6% des étudiants consomment de l’alcool au moins 2 à 4 fois par mois. Pour le tabac, bien que cette enquête révèle une baisse de la consommation, il est important de noter que les étudiants les plus âgés sont ceux qui fument le plus.
Le rôle des mutuelles étudiantes régionales
Ces enquêtes confirment et encouragent les mutuelles étudiantes régionales à être attentives aux préoccupations des étudiants. Les mutuelles étudiantes régionales souhaitent acter directement auprès des étudiants en accentuant leurs actions de prévention santé ou d’information sur le système de soins et en sensibilisant les pouvoirs publics à certains phénomènes : mal-être de certaines filières d’enseignements, information insuffisante sur l’orientation.
Substances psychoactives : des consommations élevées
L’enquête nous révèle de fortes consommations d’alcool, de tabac et de certaines drogues. Les chiffres relatifs aux poppers sont particulièrement inquiétants (leur consommation à doublé entre 2007 et 2009). L’impact des mesures des pouvoirs publics ont cependant un effet car on peut constater une consommation du tabac qui diminue.
Il est à saluer les mesures prises par la Ministre de la Santé concernant les opens bars, particulièrement répandus dans le milieu étudiant. Il ne faut cependant pas oublier que ces mesures doivent continué d’être accompagnées par des actions de prévention santé fortes de la part des mutuelles étudiantes régionales car elles contribuent fortement à un changement d’attitude de la part des jeunes.
Les étudiants souhaitent continuer à recevoir des informations de prévention santé
De nombreux étudiants souhaitent recevoir de l’information sur des thèmes de prévention. Certains thèmes sont particulièrement demandés : stress, sommeil, équilibre alimentaire. Il est à noter l’apparition de deux thèmes : les violences sexuelles et l’identité sexuelle.
La demande dans ces thèmes n’est pas anodine et renvoient les acteurs de la santé étudiante à engager de nouvelles pistes d’actions auprès des jeunes : le respect entre hommes et femmes, l’égalité sexuelle et l’acceptation de l’homosexualité.
Source : communiqué de presse de l’Union nationale des mutuelles étudiantes régionales