La pandémie de grippe A/H1N1 inquiète les parents réunionnais à la veille de la rentrée scolaire sur le département. L’annonce du Plan Chatel sur la possible fermeture des établissements scolaires à partir de trois cas de grippe A/H1N1 dans une même classe et dans la même semaine. A la Réunion, de nombreux parents s’interrogent sur le système de garde pour lequel ils opteraient pour leurs enfants en cas de fermeture des écoles.
En cette dernière journée de vacances, la plage de Roche Noire était particulièrement bondée et on en profite avec ses amis avant d’affronter cette rentrée scolaire dont les parents s’interrogent suite à l’annonce du Plan Chatel relatif à la grippe A (H1N1).
Ce plan fameux plan contient cinq mesures majeures pour endiguer la pandémie grippale en milieu scolaire et repose en grande partie sur « la bonne volonté des parents d’élèves ».
L’une des mesures prévoit que le préfet pourra décider de fermer tout établissement scolaire « à partir de trois cas suspects dans une même classe et dans la même semaine ».
Il est prévu la réouverture possible après six jours de fermeture consécutive à l’issue d’une semaine de traitement à domicile pour les enfants malades.
Certains parents estiment qu’il ne faut pas dramatiser face la Grippe A/H1N1 et que le gouvernement en fait trop. Fermer les écoles au bout de trois cas suspects ne serait « pas judicieux » selon quelques parents d’élèves.
D’autres parents estiment que « les dispositions de prévention mises en place sont légitimes ».
Dans tous les cas, le ministre de l’éducation a confirmé que la rentrée aura bien lieu demain, comme prévu. Le recteur de l’académie de la Réunion, Mostafa Fourar, et le préfet ont d’ores et déjà reçu les procédures à suivre si des cas de grippe étaient découverts dans un établissement scolaire et toutes les dispositions nécessaires ont été prises.
Par ailleurs, une cellule de crise a été créée par le Rectorat, et seul le préfet est habilité à prononcer la fermeture d’établissement scolaire grâce aux informations relevées sur le terrain. Il s’agit donc d’un plan mis en place « au cas par cas ».